Je travaille à une histoire de dinosaures. Le lundi, c’est cinq heures de boulot là-dessus. Les histoires ont un squelette et de la chair, et j’en suis encore à assembler le squelette. Aussi, je suis né en 1991 : j’ai vu Dinosaure au cinéma, puis quelques fois en DVD. Je garde une impression très nette de la chair du film (et c’est encore beau aujourd’hui : le temps a patiné sans presque rien faire moisir), mais quasi rien du squelette. Rappel : Aladar le petit Iguanodon grandit paisiblement sur une île avec sa famille adoptive de lémuriens, mais tout bascule lorsqu’une météorite détruit leur habitat. Le dino et les lémuriens parviennent à rejoindre le continent, où ils découvrent un monde ravagé et hostile. En traversant un désert brûlé par la catastrophe, ils rencontrent un troupeau de dinosaures mené par Kron, un chef autoritaire qui impose une marche implacable vers les terres de nidification, leur dernier espoir de survie. Contrairement à Kron, Aladar prône l’entraide et se lie d’amitié avec des dinosaures plus âgés et affaiblis. Alors que le troupeau s’épuise, deux redoutables Carnotaurus les traquent. Après une attaque qui coûte la vie au lieutenant de Kron, Aladar et ses amis trouvent refuge dans une caverne et découvrent une issue vers les terres de nidification. Cependant, Kron, refusant d’écouter Aladar, pousse le troupeau à escalader des rochers dangereux. Lorsque le dernier Carnotaurus attaque, Aladar parvient à rassembler le troupeau pour lui tenir tête. Le prédateur se détourne alors vers Kron, qui tente de fuir seul et trouve la mort. Aladar pousse finalement le Carnotaurus dans le vide, sauvant le troupeau. Le film se termine sur l’arrivée des dinosaures aux terres de nidification, où une nouvelle génération d’Iguanodons éclot, symbolisant l’espoir et la survie de l’espèce. Pas de doute, c’est du Disney : on peut analyser le scénario un chronomètre à la main. C’est à partir de la cage thoracique que le paléontologiste retrouve l’emplacement du cœur, des muscles, de la peau.
3 février 2025